Le monde merveilleux de Biloliro

Le parlement brésilien est en pleine ébullition. Un air proche de l’hystérie collective plane sur les tropiques. Les députés s’apprêtent à voter en faveur de la destitution de la Présidente de la République, Dilma Rousseff. L’un des élus prend la parole. Il énumère d’abord les raisons pour lesquelles il milite véhément contre le pouvoir en place: «au nom de la famille, au nom de Dieu, au nom de ma grand-mère…», et finit, tonitruant, en rendant hommage au bourreau qui a torturé Dilma Rousseff pendant la dictature au Brésil. Cet homme deviendra, deux ans plus tard, Président de la République du Brésil.

Un mot me vient à l’esprit; polémique. C’est de cette manière que la presse, en général, à relater les faits. Polémique, le terme est presque sucré, doux, tel un euphémisme qui cacherait toutes les pensées les plus nauséabondes. Polémique. Dans ces chroniques, Albert Camus écrit

qu’il n’y a pas de vie sans dialogue. Et sur la plus grande partie du monde, le dialogue a été remplacé par la polémique. Le XXe siècle est le siècle de la polémique et de l’insulte.

Même l’insulte me semble une formule un peu trop poétique pour décrire cette onde d’horreurs. Je vais tenter de trouver, non pas une explication, mais des pistes pour penser cet événement, en revisitant l’histoire du Brésil et en m’appuyant sur les travaux d’Hannah Arendt. Après tout, les biloliros font caca comme tout le monde. Il a expliqué récemment à un journaliste que pour lutter contre la pollution environnementale, nous devrions manger moins et «faire caca un jour oui, un jour non». Déjà que les biloliro sont un peu constipés, j’ai peur que cela ne s’arrange pas.

Après cette petite escapade, je ferais un état des lieux de la situation des Indiens depuis janvier 2019.

Nuit de la destitution de Dilma Rousseff, Vale d’Anhangabaú, São Paulo

Indépendance, coups d’État et constitution

En 1822, lorsque l’empereur Pierre I déclare l’indépendance du Brésil, il promulgue, en réalité, une république coloniale. Après la débâcle napoléonienne, la cour portugaise ne revient pas en Europe, mais s’installe définitivement au Brésil. Et l’indépendance est le résultat d’une révolte fiscale. Cette intrigue historique montre la manière dont le pouvoir économique s’est maintenu et consolidé au Brésil, se reposant sur les exportations de produits agricoles et une main-d’oeuvre corvéable (esclaves puis immigration européenne).

En 1889, un an après l’abolition de l’esclavage, l’empereur Pierre II est destitué et inaugure une série de coups d’État militaire au Brésil. Lorsque le pouvoir ne répond pas aux intérêts de l’élite économique, on le dégomme. Aujourd’hui, tant que le marché des “comodities” est favorable, l’état peut partager un peu des miettes du gâteau. La part des aides sociales dans le PIB brésilien est d’environ 0,5% du PIB.

En 1964, à la suite d’un nouveau coup d’État, une dictature se met en place, avec la bénédiction des États-Unis, pour défendre le pays d’un soi-disant danger communisme et lutter contre la corruption. En 2018, au cour de l’élection présidentielle, les mêmes rhétoriques sont utilisées, avec les mêmes techniques de guerre, comme les propagandes de masse. L’influence des États-Unis est un point à prendre avec des pincettes. La découverte du pré-sel brésilien dans les années 2010 a éveillé l’appétit de tous les pays industrialisés. Un point, peut-être, me semble important de relever. Le Mouvement Brasil Livre (MBL) est une formation qui est apparue au moment de l’impeachment. Se présentant comme “apolitique”, MBL a réussi à mobiliser la population en faveur du processus de destitution de la Présidente de la République. Ce groupe est directement rattaché aux Students of Liberty, présent dans le monde entier et soutenu financièrement par des fondations liées aux Kocks Brothers (les rois du pétrole, en autres) et à l’ultra droite américaine. MBL a soutenu Biloriro et des membres de ce mouvement, aujourd’hui politisé, siègent au parlement brésilien.

On sait également qu’à la suite des révélations de Wikileaks en 2012, le niobium fait partie des sources stratégiques américaines. 98% des ressources mondiales se trouvent au Brésil et Biloliro s’entête à vouloir ouvrir l’exploitation de ce minerai dans les territoires indiens. Toutefois, si le niobium a des caractéristiques précieuses pour l’industrie, il existe d’autres ressources équivalentes et, d’après les ingénieurs brésiliens, la mine à Minas Gerais permettrait à elle seule de répondre à la demande mondiale encore pendant 200 ans. Donc, le niobium, c’est un peu du fantasme. 

En 1988, le Brésil accouche finalement de sa constitution, après 20 ans de dictature. Et il s’agit d’une constitution pleine d’espoir, dans laquelle elle prévoit de respecter les cultures des peuples autochtones et de délimiter les territoires Indiens. Toutefois, le débat laissera de côté les questions de l’identité et de l’intégration des communautés indiennes dans la société brésilienne, ce que Biloliro remet sans cesse sur la table. Je cite l’une de ces perles enflammées:

Des Indiens dans une réserve, c’est comme des animaux dans un zoo 

Détail de l’oeuvre de Tom Sachs, «Barbie Slave Ship», Biennale de Lyon 2013.

Le système

D’abord, face aux déclarations délirantes de biloliro, nous pourrions nous interroger sur sa santé mentale et intestinale, mais ce serait faire fausse route. Il semble en bonne santé, il pète la forme même, si je puis dire. Selon Hannah Arendt,

la post-vérité est la vérité de l’autoritarisme, l’idéologie se substitue au réel

Qu’importe les faits, tant que le discours tordu permet d’occuper l’espace et devenir réalité. On retrouve la même idée dans les démocraties libérales, où la publicité remplace la réelle valeur d’une chose, peu importe si une image est fausse, elle devient réelle.

Au cours de l’élection présidentielle de 2019, une série de mèmes est apparue sur les réseaux sociaux, représentant Ken et Barbie à Miami, au volant d’une belle décapotable, se plaignant de leurs conditions de vie déplorable, pendant que le Parti des Travailleurs était au pouvoir. Ces mèmes visaient les classes moyennes qui ont soutenu Biloliro, alimenté par une haine épidermique à la gauche brésilienne. L’oeuvre de l’artiste Tom Sachs, intitulée «Barbie Slave Ship», permet d’illustrer une partie de la problématique. Il s’agit d’une réplique d’un bateau du XVIIIe siècle utilisé pour le commerce d’esclaves. Sauf que les esclaves ont tous été remplacés par des Barbie. À travers sa sculpture, Tom Sacks met en lumière une société américaine elle-même prisonnière de la consommation et de la publicité. Ce n’est plus le corps qui est enchaîné, mais l’esprit de l’homme.

Un point essentiel apparaît dans l’oeuvre d’Hannah Arendt, où elle distingue espace privé et public. L’auteur s’inspire de l’organisation politique et sociale de la Grèce Antique, mettant en perspective la question du «sens commun» à l’époque moderne. Dans la démocratie athénienne du Ve siècle avant notre ère, la différence entre vie privée et vie publique est fondamentale. Le privé correspond au travail domestique (esclave, femmes), impliquant des rapports de domination, en opposition au public qui est le lieu de la concertation, de la prise de parole. C’est dans la «polis», l’espace public, que le monde devient véritablement humain, se dégageant alors de sa condition animale. Dans la pensée grecque antique, la condition humaine ne peut pas se réaliser par le travail, mais par la «praxi» (l’action politique) et le «lexi» (la parole publique). Un autre grand principe permet la libre expression dans l’espace public, il s’agit de l’amitié, la «phila» qui autorise cette parole. Pour Hannah Arendt,

c’est donc la parole partagée et l’action à plusieurs qui conféraient le sens de la réalité aux Grecs.

Or, la vie privée signifie, pour ceux qui y sont confinés, la privation de tous les droits qui leur permettraient d’être visibles, de prendre place dans la communauté.

Replacer dans le contexte actuel, on observe un mouvement dans lequel la question du privé, de l’opinion apparaît dans l’espace public qui lui se réduit comme peau de chagrin. Enfermé dans sa condition, l’homme de «masse» n’est pas relié à la vie collective, il est isolé, déraciné, apolitique. En outre, le système totalitaire s’alimente de ces «masses» pour établir son pouvoir, avec l’usage de la propagande qui se sont développés techniquement, comme dans le cas du «firehose», «la lance à incendie», dont l’expression renvoie à la publication continuelle de désinformations sur les réseaux sociaux. Et qu’importe la vérité de fait, l’objectif est de faire peur, donner à manger à qui a faim. Après quoi, il n’y a plus qu’à endoctriner le reste de la population. C’est bien le programme de Biloliro, friand des déclarations révisionnistes.

Manifestation contre Biloliro, le 2 août à São Paulo. Sur la panneau est écrit: Les faits: 1. La terre est ronde, 2. Le changement climatique existe, 3. Il y a eut une dictature, 4. Le juge n’est pas procureur, 5. Jair doit tomber.

De plus, tous ceux qui s’opposent à l’idéologie totalisante du pouvoir est éliminé, tous ceux qui ne correspondent pas aux délires du pouvoir est stigmatisé, humilié, écarté. Le directeur de l’INPE, l’Institut sur les Recherches Spatiales qui contrôle la déforestation au Brésil, a été limogé, étant donné que les faits chiffrés ne correspondaient pas aux politiques destructrices de Biloliro.

Un océanographe qui travaillait depuis 30 ans sur l’île de Noronha, pour l’Institut Chico Mendes pour la Conservation de la biodiversité (ICMbio) a été envoyé dans un coin perdu du sertão (une savane brésilienne). Biloliro souhaite développer le tourisme dans cet espace protégé. 

Les journalistes sont également la cible de Biloliro. Ils sont menacés, à l’image de l’américain Glenn Greenwald qui dévoile à travers son journal The Intercep Brasil des messages privés entre le juge Moro (aujourd’hui ministre de la Justice) et le procureur de la République chargé de l’affaire «lava jato». Les conversations révèlent qu’ils ont tenu un rôle douteux dans le jugement de l’ex-président Lula, incarcéré depuis.

Si l’on met de côté la question des délires sur le marxisme culturel, le citoyen du bien et sa mission divine, les attaques systématiques contre les Indiens sont l’essentiel de sa pensée, dans l’objectif de contenter les «ruralistas», les seigneurs de la terre. Il a engagé des hostilités contre toutes les politiques indigénistes et environnementales: le démantèlement de l’organisation des soins destinés aux Indiens, de la FUNAI (la Fondation des Indiens qui est responsable de la démarcation des territoires Indiens), qu’il rêve aux mains du Ministère de l’Agriculture. Toutefois, depuis janvier, son plan nauséabond a été rejeté trois fois par les institutions. Aussi, dans l’idée d’ouvrir les territoires aux compagnies minières et à l’orpaillage illégal, de modifier le code forestier, permettant l’abattage de 5 millions d’hectares en Amazonie, Biloliro répand la peur et la mort.

Publicité: “Un hiver de plus sans utiliser la piscine” – Pancarte des manifestants: “Dictature plus jamais”

Les conflits contres les Indiens

La stratégie est donc simple: faire péter les territoires indiens et leur population de feignasse pour exploiter ce qui reste de l’Amazonie et l’urbaniser. Si les Indiens n’avaient pas résisté au prix de leur sang au cours des 500 ans de colonisation, il n’y aurait plus beaucoup de forêt au Brésil. Même l’ONU le dit dans un rapport. Les Indiens sont donc les premières victimes de la politique destructrice de l’État brésilien.

À l’image du Fond Amazonien, qui permet à des pays tiers de réaliser des donations en faveur de la protection de l’Amazonie et, dans une moindre mesure, du Cerrado, tout est mis en œuvre pour en finir avec les politiques de protection de la nature. Et la bande de petits rigolos qui est au pouvoir imagine utiliser ces ressources pour indemniser les propriétaires dont les terres sont devenues protégées. Certes, mais ce calcul juteux cache bien d’autres fourberies. La plupart des grands propriétaires engagent des « grileiros » pour envahir les terres publiques qui, après être légalisées, peuvent être l’objet d’un dédommagement financier.

Il est bon de noter que 98% des territoires Indiens délimités par les autorités publiques se situent en Amazonie. Or, 45% de la population indienne vit hors de l’Amazonie, ce qui correspond à 2% des territoires. Sur un total de 297 terres indiennes hors Amazonie, 143 n’ont pas encore obtenu leur homologation.

Selon le CIMI (Conseil Indien Missionnaire), il y aurait plus de 4000 conflits latents au Brésil liés à la terre, comprenant les territoires Indiens, quilombolas, unités de protections environnementales et zones de peuplement. Il suffit d’allumer la mèche pour que le feu se répande et c’est exactement ce que fait Biloliro. Bienvenue dans le Far West brésilien version XXIe siècle.

Les Pankararu, des Indiens vivant dans le nord-est du Brésil, ont été trois fois victimes de vandalisme, pendant la course électorale et le jour de la victoire de Biloliro (le 29 octobre, le 8 et 26 décembre). Deux écoles et un centre de santé ont été brûlés et l’Église du village saccagée.

Le 8 décembre, les Guarani Nbay ont vu leur maison des prières incendiée dans le sud du pays, à Santa Catarina. Étant donné les intérêts économiques liés aux tourismes, le village est sous la pression constante des «capangas», les hommes de main des entreprises immobilières.

Près de Porto Velho, les Uru-Eu-Wau-Wau, dont le territoire avait été envahi au mois de mai 2018, ont été à nouveau victime de «grileiros», des gens souvent modestes qui s’installent illégalement sur les terres publiques, soutenus par des entreprises et politiques véreux. Des huttes ont été brûlées le 13 janvier.

Le 17 janvier, la FUNAI (la Fondation des Indiens) informe que les territoires des Awá Guajá, situés dans le Maranhão, sont sous la menace de l’invasion de fermiers. En 2015 déjà, 50% du territoire Indien d’Arariboia avait été détruit, en raison de «queimadas», des feux de forêt qui permettent, ensuite, de cultiver la terre ou d’y installer du bétail.

Au mois de juin, la presse informe que le territoire des Yanomami situé à Roraima, à la frontière vénézuélienne, est envahi par 20.000 orpailleurs, selon les estimations du cacique Kopenawa. Dans les années 80 déjà, plus 40.000 orpailleurs avaient envahi les terres indiennes, amenant maladie, prostitution, alcool, contaminant les eaux et disséminant 1/5 de la population. À la fin de l’année 2018, les deux bases militaires qui permettaient le contrôle de la région ont été fermées et, depuis, les orpailleurs sont revenus.

Le 5 juin, les Indiens Maraguá, près de Manaus, sont eux aussi victimes de «grileiros». Plusieurs hectares de forêts ont été rasés. Porcs et buffles se baladent dorénavant sur les ruines de la végétation native.

Le 6 juin, à Minais Gerais, un feu criminel atteint le village des Pataxó et la forêt environnante.

Le 8 juin, la plus grande maison des prières des Guaranis Kaiowá, près de Dourados, a été incendiée. Sans compter que les populations indiennes du Mato Grosso du Sud sont régulièrement la cible d’avions pulvérisant des pesticides sur les villages.

À ce propos, le gouvernement brésilien a autorisé un nombre spectaculaire de produits phytosanitaires en un temps record, la plupart interdits en Europe. Étant donné que le Brésil ne produit que 26% de ces pesticides, ce sont les Chinois, les Américains et les Européens qui fournissent la drogue. Toutefois, à partir de 2020, les entreprises européennes ne seront plus autorisées à exporter leur poison. C’est le temps nécessaire pour qu’elles se débarrassent de leur cochonnerie et que les sociétés brésiliennes puissent les produire.

Mais ce n’est pas le pire. Les Américains forment actuellement des professionnels brésiliens pour contrôler les pesticides clandestins5) qui causent des préjudices financiers aux multinationales. Selon l’ambassade des États-Unis, la fraude leur coûte 600 millions de dollars par an, sans compter les conséquences de l’utilisation de ces produits illégaux sur l’homme et la nature. Depuis décembre 2018, 500 millions d’abeilles ont été retrouvés mortes à Minas Gerais. L’étude toxicologique montre un empoissonnement aux néonicotinoïdes et au Fipronil. Enfin, pour illustrer la teneur de la problématique sanitaire au Brésil, selon la Police Fédérale, au premier trimestre 2019, près de 2800 kg de pesticides de contrebandes ont été saisis dans le Mato Grosso du Sul, ce qui correspond à 115% d’augmentation par rapport à la même période de l’année précédente.

Enfant Paiter Suruí, Rondônia

Le 17 juin, le territoire des Karipuna, près de Porto Velho encore, a été envahi par des «grileiros». Armés et équipés de GPS, ils se trouveraient à moins de 3 km des villages, semant la terreur chez les Indiens dont la population est en voie d’extinction et écorchant la forêt par de longues traînées.

Le 22 juin, la justice décide de retirer 80% de la surface protégée de la Serra da Bodoquena, qui jouxte le territoire Kadiwéu, qui avait été envahi par des fermiers en début d’année 2019. Selon la justice, l’État n’a pas indemnisé les propriétaires ruraux touchés par la création du parc et leur permet aujourd’hui d’exploiter les terres.

Le 22 juin toujours, un cacique de la tribu Waiãpi a été assassiné par des orpailleurs d’or et le territoire est envahi par plusieurs trafiquants, toujours appuyés par des entreprises et politiques locaux corrompus. Certains Indiens soudoyés par l’alcool ou quelques maigres billets contribuent eux aussi aux trafics. Le bois ou l’or illégal est ensuite certifié par les entreprises du secteur et peut ainsi voyager pépère dans le monde entier. Les Indiens vivent sous la constante intimidation des orpailleurs. La police militaire nie l’invasion.

Le 28 juin, la justice donne raison aux Bororo et prévoit la destruction du village de Jadurore qui a été construit illégalement, avec le soutien de l’état dans les années 60. Déjà menacés autrefois par les villageois, la tension s’est accrue et la CIMI demande la protection des Indiens.

Le 31 juin, le territoire des Tremendé, dans le nord-est du pays, a également été envahi par les tronçonneuses. Les cultures et les arbres fruitiers de la communauté ont été détruits.

Concentration du mercure se trouvant dans les cheveux des habitants qui vivent près de la rivière Tapajós

Le 27 juillet, les Munduruku expulsent des bûcherons illégaux de leurs territoires qui est continuellement envahi par des orpailleurs. Plus de 7 tonnes de sédiments pollués au mercure sont déversés dans la rivière Tapajós chaque année. Selon Erik Jenning, un médecin neurologiste qui travaille dans la région, de nombreuses études montrent que les Indiens Munduruku détiennent un taux de mercure très élevé dans les cheveux. L’intoxication au mercure affecte le système nerveux, provoquant d’importantes lésions.

Le 1er août, les Kinikinau, dans la Mato Grosso du Sud, dont le territoire n’est toujours pas délimité, ont été retirés violemment par les forces de l’ordre, genre hélicoptère et grosses artilleries, après que les communautés indiennes se soient rassemblées pour reprendre une partie du territoire extorquée.

De cet état des lieux non exhaustif apparaît une trame préoccupante. Au-delà de l’écocide qui se prépare avec la destruction de l’Amazonie, la Dame au pied d’argile, on assiste bien à un génocide, silencieux, sous le regard de tous, impassibles, plus inquiets de savoir s’il l’on va pouvoir vendre plus de voitures rouges ou jaunes, avec des clignotants comme dans Star Wars, que du sort des êtres qui protègent la terre et qui interrogent notre rapport au monde.

Texte et photographies: Tous droits réservés Vincent Bosson

Photographe freelance

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Vincent Bosson est photographe documentaire installé à São Paulo.

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